Qui suis-je ?

Jean Chris et sa guitare - Blues Heure à Alès

Salut

Je me présente, je ne m’appelle pas Henri.

Moi c’est Jean Chris mais je veux aussi réussir ma vie, que les filles soient nues et surtout être intelligent …
... Non, surtout que les filles soient nues en fait.

Un peu d'histoire

D'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours aimé écrire ou dire des conneries.

Je pense avoir trouvé ma vocation au collège, non pas en cours de français mais en cours de géographie. En 6eme, à la question du prof qui demandait à propos d'un pays dont j'ai oublié le nom "où ça se situe" j'ai répondu "dans ton cul", bien que la mode de cette réponse automatique n’arrivât en France que des décennies plus tard, elle sortit de ma bouche tel un pet sur une toile cirée.

La réaction de mes camarades m'a tout de suite fait comprendre que c'est ça que je voulais faire le reste de ma vie, dire de grosses bêtises et en récolter le fruit quel qu’en soit le salaire.

Pour cette fois ce fut ma première heure de colle, avec le recul je trouve ce cachet fort honorable.

Une heure de colle, photo du carnet de correspondance

Même la réaction de mes parents à la signature du carnet et à l'annonce de la raison de cette "punition", "qu'est-ce qu'on va faire de lui" et "mais qu'il est con !… Mais c'est drôle" a été pour moi un encouragement à poursuivre dans cette voie.

Le lycée et mes débuts en tant qu'auteur

Mes années lycées, du moins les trois dernières sur un nombre total de cinq (j'adorais le lycée) m'ont permis de m'exprimer à l'écrit de façon quasi professionnelle puisque nous avons lancé, avec une poignée de camarades le fanzine "Le nullard déchaîné" dont certains passages arrivent encore à me faire rire (je n'ai pas résisté à publier sur Calaméo cette antiquité qui date d'une époque où Internet n'était même pas un rêve !).

Nous nous réunissions en comité de rédaction (on buvait des bières), nous étions réguliers (sur les deux premiers numéros il me semble) et nous n’avions qu’un seul but : nous faire rire ! (et boire des bières)

Il est drôle de constater que dans le numéros deux du "Nullard" nous parlions d'un phénomène naissant sur Canal Plus à savoir l'arrivée sur nos écrans des "Nulls" ainsi, j’aime à me dire que les Nulls et moi avons traversés ces années ensemble, chacun suivant son chemin, eux sur celui de la célébrité portés par les plus belles années de Canal Plus impertinente à l’époque et moi, disons que c’est pas le même chemin mais j’ai quand même presque 200 followers sur Twitter !

Mes débuts sur scène

Mon premier sketch a été écrit à la fac, alors que j'étais en 3eme ou 4eme année pour obtenir mon diplôme ... de niveau bac + 2. 

Le sketch s'appelle "Nicole" en hommage à celui de Jacques Villeret que j'avais repris avec certains sketchs d'Alex Mettayer ou de Marc Jollivet à l'époque de ma préadolescence à laquelle je n'écrivais pas encore pour la scène et je ne m'imaginais pas capable de le faire d'ailleurs.

Ce sketch a été écrit de façon tout à fait fortuite, alors que nous devions jouer avec deux autres étudiants comédiens amateurs du TAUST une scène classique pour le gala de l'université ceux-ci ont décidé que l'on étais pas prêt.
Frustré et voulant absolument monter sur scène j'ai écris en quelques heures ce sketch (que j'ai inclus quelques vingt ans après dans mon dernier one man show).
Je l'ai présenté devant mes camarades sur l'ultime répétition du spectacle et ils m'ont gentiment autorisé à jouer le lendemain.

Le succès fut total, même s'il faut relativiser vu que je suis monté sur scène à 3 heures du matin devant un amphi au trois quarts vide devant un public quasi exclusivement composé de mes potes bourrés.

En tout cas ce fut le début d'une période prolixe en écriture et expériences diverses, des premières scènes ouvertes dans des cafés de Montpellier, aux émissions de radio satiriques sur Radio Clapas, Fiz Buz suivi de Fizz Buzz puis Grabuge dans les années 90.
Beaucoup de sketchs, plus ou moins bons mais toujours sincère (qui ont toujours suivi ma règle d'or : si ça me fait rire alors c'est bon) sont étés écrits et m'ont permis, petit à petit, d'espérer un jour devenir ce que j'ai toujours rêvé d'être : un auteur professionnel de conneries (ou un acteur vedette milliardaire et drogué mais la vie ne m'a pas entraîné sur ce chemin là)

Je me suis quand même lancé seuls sur scène (mais pas trop fort, ça fait mal) écrivant, jouant près de 4 one man show différents dont le personnage fétiche et récurrent fut toujours le chanteur à la guitare sans cordes

Du théâtre d'impro dès 95

J’ai découvert l’impro en 95 avec les Zygomateurs et une nouvelle façon de dire, faire des conneries sans les écrire, une nouvelle corde à mon arc qui aurait pu me permettre de devenir, comme mes deux camarades de l’époque, un intermittents du spectacle atteignant par là même le graal de tout saltimbanque.

Comme tant d’autres croisés au cours de ma carrière sur les planches essentiellement montpelliéraines car oui, moi aussi j’aurais voulu être un artiste, à Rotterdam ou à Rio, ou même à Saint Jean de Védas ça aurait pu le faire.

Les infausses que t'y crois pas

Pilote réalisé pour TV Sud, malgré notre amour pour les ronds-points et le coeur que nous y avons mis avec les Zygomateurs il n'y aura pas eu de suite ...

D'autres vidéos sur la page qui leur est consacrée

Intermittent : un coup j'en suis, un coup non !

Malheureusement (ou pas), comme beaucoup de jeunes de cette époque où l’alcool, la drogue, la vie facile des années 90 pouvaient nous entraîner sur la mauvaise pente je suis tombé sur le fléau le plus terrible de notre monde moderne en 1998.

Après 8 années d’études infructueuses j’ai obtenu un diplôme qui, pour une fois, allait me servir et m’ouvrir les portes de ce monde attirant, qui semble si merveilleux alors qu’il est si dangereux et pervers au point qu’en devient accroc sans s’en rendre compte : le travail « normal ».

Malgré quelques cures de désintoxications, périodes de chômages mais aussi mes années passées au théâtre de la Chocolaterie en tant qu’auteur-comédien-administrateur-comptable-manager-créancier, je replonge régulièrement dans cet enfer délicieux qui me permet de vivre, voire même d’écrire, tout en me prenant un maximum de mon temps …

21 siècle je serai auteur ou je ne serai pas !*

Depuis cette première plongée dans le travail j’ai alterné les années de sobriétés au cours des quelles j’ai pu me consacrer à l’écriture, c’est au cours d’une ce ces périodes que j’ai écrit ma première pièce Le dernier voyage de Du Guesclin qui a été produite par la Compagnie du Capitaine en 2006. Une réécriture de cette pièce est d’ailleurs en cours afin qu’elle puisse être jouée par un nombre restreint de comédiens (nous étions 10 à l’époque) et qu’elle soit un tantinet modernisée.

J’ai réussi à écrire une dizaines de pièces depuis celle-ci malgré un parcours chaotique  ponctué de rechutes multiples.

Car oui, je suis retombé à plusieurs reprises dans le travail. Vous savez ce que c’est, on fait des enfants et on pense que ce sera plus facile de les élever avec un salaire qui tombe tout les mois et paf, on s’adonne au boulot, on prête une grosse somme d’argent pour aider un théâtre à ne pas faire faillite, on se retrouve endetté pour 10 ans et paf, on se croit obligé de retomber dans les bras de ce système aux tentacules mondiales.

Mais je ne désespère pas, un jour moi aussi je passerai à la télé, tout le monde me reconnaîtra dans la rue... Et m'appellera Henry.

* Spoiler : en fait, je suis.